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BDE : l'argent sert à aller de l'avant !


Le 13/07/2011

 

 Créée il y a plus de 20 ans par deux chaudronniers, Sofip s’est rapidement développée grâce à ses spécialités, la soudure de précision et la chaudronnerie fine, en répondant aux besoins de différents secteurs d’activité : ferroviaire, aéronautique, militaire…  Son réel savoir-faire lui a permis de répondre parfaitement aux demandes des clients dans leurs différents domaines d’application : en général des sous-ensembles complexes intégrés à des produits bien particuliers, mais aussi des outillages et des éléments de ligne de fabrication.

De 37 salariés, l’entreprise est rapidement passée à 50 personnes.  Reprise par Gilles Pachéco en 2006, Sofip a subi la crise de plein fouet : elle s’est rapidement vu dans l’impossibilité de tenir les prévisionnels pour rembourser la dette d’acquisition. Il fallait donc lui permettre de passer le cap de quelques années difficiles pour ne pas la voir disparaître du paysage haut-pyrénéen, perdre un savoir-faire, et se priver d’un important potentiel de développement.

« Nous avons alors décidé avec Claude Miqueu, Président du Comité Local du Bureau de Développement Economique Adour, de nous engager et de soutenir Sofip, à la fois pour sa nécessaire restructuration financière, mais aussi pour sa nouvelle croissance sur des bases assainies » explique Gérard Trémège, président du BDE Adour. C’était un dossier difficile à plaider au départ, mais Claude Miqueu a été un excellent avocat pour l’entreprise » poursuit Gérard Trémège. Nous avons donc fait confiance et nous avons fait ce qu’aucune banque n’aurait fait, en octroyant un prêt de 100 000 € à Sofip. C’est là que l’on mesure le rôle du BDE et du CDDE ».
« En effet, continue Claude Miqueu, la plateforme Bigorre Initiative a aussi accompagné Sofip à hauteur de 30 000 € car notre mission est complémentaire. Nous ne voulions pas voir une entreprise aussi dynamique disparaître. Cet argent est la condition de solidité financière de la société, et de sa capacité à rebondir».

«Diriger une entreprise, c’est un acte de foi et de mon côté, j’ai également ajouté au capital de l’entreprise 100 000 € d’argent personnel, précise Gilles Pachéco, PDG de Sofip. Cette démarche collective n’est pas vaine et elle porte ses fruits aujourd’hui.  Lorsque j’ai acheté Sofip,  les donneurs d’ordres mettaient en cause l’entreprise : trop petite, pas assez souple, manque de maîtrise et de respect des délais. En un an, nous avions consolidé les donneurs d’ordre grâce à une meilleure organisation et une meilleure productivité, nous travaillions à flux tendu et 90 % de notre production était à l’heure. En 2008, nous avions atteint le seuil de rentabilité. Mais fin 2008, nous avons essuyé la crise dans l’aéronautique, c’est-à-dire 30 % de notre activité. Nous n’avions pas une position très forte d’un point de vue commercial car nous sommes aux rangs 3 et 4 des fournisseurs  de l’aéronautique.  Au final,  notre chiffre d’affaire a baissé de 40 % …

Pour faire face, il a fallu passer par tous les outils de sauvegarde de l’entreprise : chômage technique, plan social, mais je ne voulais pas toucher aux compétences clés de l’entreprise. J’ai  donc licencié le moins de personnes possible. Et je voulais conserver une taille minimale, critique pour le jour où les marchés repartiraient », explique Gilles Pachéco. En parallèle, Sofip a beaucoup prospecté et aujourd’hui les graines sont en train de germer : « tous les donneurs d’ordre visités nous consultent ».

« Il faut noter qu’avant la crise, Sofip possédait 1 million d’€ de fonds propres. Ils ont disparu l’année suivante, explique Gérard Trémège. L’année 2011 est positive et voit le retour à la rentabilité avec un second semestre très prometteur ».

« En effet, dès 2012, nous réembaucherons pour atteindre un régime de fonctionnement stabilisé autour de 35 personnes »  conclut Gilles Pachéco.

Qui ne constituera pas nécessairement la fin de l’histoire : qui sait où nous emmèneront les acteurs de cette histoire d’entreprise ? L’avenir n’est jamais écrit. Mais le BDE et ses partenaires l’auront rendu tout simplement possible.
 


   
 
 
 
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